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Une boule Blanche qui croyait...
A la suite de la "découverte"
de l'existence de "j'y crois plus", toute l'action
menée a été de combattre ces faits, ces
injustices, ces actes gratuits chargés de méchanceté,
d'inhumanité.... Découverte de "j'y crois
plus" parce que les refuges n'étaient pas à
l'époque mon parcours favoris durant les week-end.....
Un jour j'ai osé entrer dans un refuge et voici ce
que j'ai entendu :
"Je viens tout juste d'arriver dans ce grand endroit
que vous nommez "refuge". On m'y a déposé
en annonçant que je pleurais seule la journée.
Pleurer ? Non je ne pleure pas, je m'ennuie tout simplement.
Imaginez-vous dans la même situation. Devoir rester
enfermée, seule, à attendre que "papa"
ou "maman" rentre le premier. Alors pour combler
le vide autours de moi, je chante, je chante l'hymne du chien
qui s'ennuie, la chanson de la non vie, celle qui a comme
conclusion mon arrivée soudaine là avec les
autres chiens qui "chantent" trop fort ou trop longtemps.
Certains m'ont dit que par ennui aussi, et pour combler ce
même vide, ils s'amusent à mordiller et farfouiller
partout. Et cela aussi ça ne plaît pas. Pour
vous plaire il faudrait que nous nous transformions en chien
de faïence, propres et si sages.
Je suis une petite chienne que l'on dit mignonne, une petite
boule blanche avec les oreilles comme des couettes. Ma mère
était bichon, mon père vagabond. J'ai la blancheur
et la taille de ma mère. Mes yeux espiègles
et interrogateurs proviennent je pense de ma paternité,
je ne sais pas, je ne l'ai pas connu mon papa.
Donc un triste jour de janvier de l'An 2002, je fais mon
entrée dans le bureau du refuge. Je resterai là
car je suis un petit bout de peluche doté d'une petite
truffe, je resterai là avec les autres, au chaud dans
le bureau. Nous sommes nombreux à participer aux actes
d'abandon et d'adoption, ici dans le bureau, au chaud, on
peut tout voir et tout sentir.
Je me suis fait un grand copain, mon ami Black, certainement
pas tout jeune car il a du mal à marcher, il agite
la queue tout doucement montrant qu'il est vivant. Black ne
croit plus en rien alors je tente de lui remonter le moral
à petits coups de langue. Mais c'est difficile. Il
semble n'avoir connu que la misère, pas de câlins,
jamais de bons moments. Il arrive à l'aurore de sa
vie, il n'est pas prêt d'être guérit comme
il dit.
Guérit ? Mais guérit de quoi ? Il me répond
alors : "guérit des humains, ceux qui semblent
ne porter d'attention à leur fidèle compagnon
que durant sa belle jeunesse. Ils expliquent cela par cette
maladie qu'il décrivent comme "coup de foudre",
cette maladie qui est soignée presqu'aussi instantanément
qu'elle est arrivée. C'est la seule maladie qui affecte
l'humain sans le faire souffrir pour autant. Ce "coup
de foudre" ils le décrivent comme étant
un coup dans leur coeur, un élan d'amour..... C'est
un coup de couteau dans le coeur d'un chien, c'est un coup
de foudre dévastateur pour l'animal qui en subit les
conséquences". Black parle bien hein ?, il a la
clairvoyance de ses années d'expérience......
en refuge.
>>
suite de la "réflexion"
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